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Sites and heritage here |
Le bourg de Montpezat s'est développé,
(Ville Basse d'abord, puis Ville Haute) au pied du
château de Montlaur,il n'en reste que quelques
pans de murs qui contrôlait le confluent des
deux vallées de la Fontaulière et de
la Pourseille, antiques voies de franchissement de
la Cévenne vers le Massif Central.
Il fut pendant des siècles un important relais
muletier et une plaque tournante du commerce entre
la montagne et la vallée du Rhône.
C'est pourquoi les constructions (boutiques, échoppes,
auberges avec d'immenses écuries, maisons bourgeoises
&) se sont alignées le long de la route.
Au milieu du XIX° siècle, celle-ci fut
élargie avec démolition et reconstruction
de beaucoup de façades qui perdirent ainsi
leur caractère ancien. Mais des détails
architecturaux subsistent encore, intéressants
à découvrir. Les activités commerciales
ont beaucoup périclité au XX° siècle,
la RN102 qui remonte la vallée de l'Ardèche
ayant pris la prépondérance sur la route
Viviers-Le Puy devenu le RD 536.
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Il s'agit d'un canal de dérivation destiné à la
fois à l'irrigation et au fonctionnement de moulins.
Élément vital de Montpezat elle court parallèlement à la
route. La prise d'eau se fait dans la Pourseille en amont du village; le
canal longe d'abord la route, alimente un lavoir, puis disparaît
sous les maisons pour traverser la route au niveau de la fontaine ronde et puis
couler, invisible au passant et réapparaître sous les arceaux situés
dans le petit jardin public qui jouxte la pharmacie.
Jusqu'à une époque récente, avant la mise en place
d'un réseau municipal d'assainissement, elle servait à l'évacuation
des eaux usées et collecte encore aujourd'hui les eaux pluviales
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Son centenaire a été célébré en 1986, elle
a remplacé l'église Notre-Dame de Prévenchères
qui, jugée trop vétuste fut alors désaffectée.
La piéta très ancienne qui se trouve dans la chapelle de droite,
dédiée à la bienheureuse Marie Rivier, provient d'une
chapelle
dédiée à N.D. de Pitié, chapelle détruite
pour aménager l'actuelle place de la République.
Marie Rivier, fondatrice de la Congrégation de la Présentation
de Marie, est née à Montpezat en 1768.
Les murs en pierre de taille sont une vitrine de la géologie du pays.
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Ce sont des passages voûtés qui percent l'alignement
des façades le long de la rue et permettent de pénétrer
vers les arrières pour accéder à des
places, des ruelles ou des jardins.
L'une d'elle (dite « double noire »),
coudée à angle droit, qui relie la rue à
la place de la Poste, est particulièrement fréquentée.
C'est l'équivalent des traboules lyonnaises.
Les doubles drainent vers la béalière les eaux
de ruissellement de la forte pente au pied de laquelle s'allonge
le bourg.
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- Notre-Dame de Prévenchères
On trouve mention de l'église Notre-Dame de Prévenchères
dans la bulle du pape Alexandre III du 1er avril 1179 confirmant
tous les bénéfices à l'importante
abbaye bénédictine de St Chaffre du Monastier
(Haute-Loire).
Située à proximité immédiate de
l'antique grande voie de communication joignant la vallée
du Rhône à l'Auvergne par le col du Pal,
elle est sur le chemin des pèlerinages du Puy. La chapelle
primitive détruite une première fois lors d'une
invasion fut reconstruite et agrandie à partir du XIIème
siècle (style roman) et devint église paroissiale
jusqu'en 1885 où elle fut abandonnée la
population la trouvant trop éloignée du bourg.
Transformée en remise, grange à foin puis laissée
à l'abandon, elle est enfin sauvée en
1944 par son classement parmi les monument historiques.
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Au départ résidence des moines (clastre = lieu
clos), il devint le lieu d'habitation du prieur de l'église.
Il a été aménagé en hôpital
- hospice vers 1895, puis utilisé comme bâtiment
de ferme ayant l'église comme dépendance.
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Erigé en 1691 par des Capucins missionnaires, constitué
de croix en bois qui furent remplacées à partir
de 1718 par des stations en maçonnerie comportant chacune
une niche dans laquelle était placé un tableau
représentant chaque mystère de la Passion.
Des processions très impressionnantes parcouraient
le trajet jalonné par les 29 stations. Cette tradition
fut abandonnée vers 1920. Certaines stations disparurent
ou tombèrent en ruine, celles qui subsistent furent
restaurées dans les années 1970.
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A l'extrémité du calvaire, dominant Notre-Dame
de Prévenchères, la chapelle remise en état
a vu ses murs intérieurs décorés de fresques
par le peintre d'Antraigues Jean Saussac. La statue
du Saint que l'on invoquait contre les calamités
(peste, sécheresse) se trouve dans l'église
du Bourg.
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- Le château de Pourcheyrolles
Les ruines du château qui appartiennent à un
propriétaire privé ne se visitent pas. Toutefois
il est parfaitement visible des routes situées sur
les deux rives de la rivière. Juché sur un éperon
il « offre la configuration d'un vaisseau qui
se termine par une large proue entourée de précipices
formés par la lave » écrivait en 1842
Albert du Boys dans L'Album du Vivarais.
Ce manoir gothique fut construit vers le milieu du XIVe
siècle
par le cardinal Pierre Flandin qui mourut en 1380. Le château
n'était accessible que d'un côté.
Deux tours rondes en défendaient l'entrée
ainsi qu'un fort détaché de la construction
principale. Le démantèlement des fortifications
du site commença dès les premières guerres
de religion. Il était encore habité au XIXe
siècle par la famille Fages de Chaulnes. Maintenant
encore, les ruines gardent fière allure sur leur
prestigieux promontoire.
(Editions MATP en collaboration avec l'OT de Montpezat
: Au pied des volcans & Montpezat-sous-Bauzon,
en vente à l'OT)
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